Le livre explore les traditions à travers l’histoire de Boussoura et Seini. Couple intellectuel et épanoui de Yaoundé. Tout bascule lorsque Seini, médecin monogame convaincu et respectueux du choix professionnel de son épouse, est appelé à succéder à son père en tant que Lamido (roi traditionnel dans le nord du Cameroun) . Bien qu’il change quelques habitudes au palais en acceptant le trône, Seini ne mesure pas jusqu’où la tradition pourra l’emmener.
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Une déconstruction de l’imaginaire orientaliste : L’autrice brise le mythe romancé du harem. En plein XXIe siècle, elle montre la dure réalité de cette structure : un lieu d’enfermement, de servitude et de dépersonnalisation où la femme est réduite à un objet de plaisir ou de protocole.
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La force du système face à l’individu : nous assistons jour après jour à la déchéance de Seini. Le roman décortique subtilement le fait que les traditions séculaires, le poids des notables et des conventions finissent par broyer ses propres convictions, l’éloignant inexorablement de sa femme et de ses enfants.
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Le portrait croisé des femmes : L’autrice donne la parole aux différentes concubines et esclaves du harem sans jamais porter de jugement moralisateur. Ces jeunes femmes sont dépeintes avec finesse où la rivalité devient le motif essentiel pour devenir la favorite.
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Un style fluide et percutant : L’écriture est simple, directe, immersive et particulièrement prenante, rendant le livre difficile à lâcher.
En résumé, c’est un roman engagé. Djaïli Amadou Amal continue son combat pour donner une voix aux femmes du Sahel et dénoncer les chaînes invisibles du patriarcat.
Claudia
