28 mai 2024

Si le 7 mars est une réussite, ce sera en grande partie grâce aux députés insoumis.

 

Jean-Luc Mélenchon a rappelé que les néolibéraux sont arrivés au bout de leur folie.

Les sommes considérables données par l’état aux grandes entreprises sans contrepartie sont une honte. Ce sont 220 milliards qui ont été versés alors que le déficit de l’État est de 160 milliards. Les travailleurs, eux doivent se serrer de plus en plus la ceinture. Le capitalisme permet l’enrichissement des actionnaires sans augmenter l’investissement.

En 2017, 550 personnes mourraient sur le poste de travail. En 2018, avec l‘application de la loi Macron, 562 morts. 2019, 733 morts. 2021, 645 morts. La France est donc record d’Europe des accidents du travail. Macron a supprimé plusieurs critères de pénibilité : charges lourdes, vibrations mécaniques, exposition à des produits chimiques dangereux…

Aujourd’hui, un seul actif produit trois fois plus qu’en 1979. Pourquoi faudrait-il travailler plus longtemps ?

La planète est en train d’être détruite mais nous produisons toujours plus et mal.

En mettant tout le monde à la retraite à 60 ans, cela fait 830 000 postes de travail libérés.

Le travail des députés consiste à faire reculer le gouvernement. Il n’y a jamais eu d’obstruction parlementaire. Le rôle des députés LFI-NUPES est d’être l’opposition. Pas les larbins de la macronie. Jean-Luc Mélenchon a rappelé que tous les articles de la loi ont leur importance.

Si le gouvernement veut trouver de l’argent, il n’a qu’à rétablir l’ISF. Ceci rapporterait 8 milliards d’euros. Sur cette questions, le Rassemblement national s’est abstenu et a montré une nouvelle fois que c’est une opposition de pacotille.

Jean-Luc Mélenchon a rappelé que nous sommes engagés dans une lutte historique. La plus importante mobilisation populaire sociale des 50 dernières années. C’est un phénomène énorme, une prise de conscience gigantesque qui va marquer toutes les générations. Il a donc appelé à tout bloquer le 7 mars, à mettre partout le pays à l’arrêt en participant à la grève générale pour montrer la force immense du peuple français, capable de renverser des montagnes.

Pour ceux qui doutent encore du bien fondé de la stratégie politique des député de la France Insoumise, je vous invite à lire l’article de Geoffroy de Lagasnerie

Grandeur de la stratégie insoumise

Les 15 jours consacrés à l’Assemblée Nationale aux mesures sur les retraites ont été marqués par la stratégie des députés insoumis. Nous avons assisté pour la première fois depuis longtemps à une sorte de dérèglement méthodique de tous les rituels parlementaires pour faire entrer enfin dans cette enceinte la politique à l’état pur, la vraie, la politique non domestiquée par des formes fictives.

Les 15 jours qui ont été consacrés à l’Assemblée Nationale aux mesures du gouvernement sur les retraites ont été marqués par la stratégie des députés insoumis. Critiquée par la droite et l’extrême droite mais aussi par les fractions les plus domestiquées de la gauche (le PCF de Roussel bien sûr, les Verts et la CFDT de Laurent Berger), elle a donné naissance à un moment politique d’une intelligence stratégique profonde. Nous avons assisté pour la première fois depuis longtemps à une sorte de dérèglement méthodique de tous les rituels parlementaires pour faire entrer dans cette enceinte la politique à l’état pur, la vraie, la politique non domestiquée par des formes fictives.

La stratégie de la montée en tension a permis de relayer dans l’assemblée la colère qui s’exprime dans la rue.

Elle a permis aussi d’empêcher les macronistes de voter tranquillement, avec bonne conscience, ces mesures de régression sociale et d’exercer, assis sur leur siège rouge, une extrême violence sur la vie des autres, avant de rentrer chez eux en ayant le sentiment du devoir accompli et d’avoir été de bons parlementaires. Etre une opposition non violente (discursivement), domestiquée, c’est faire le jeu de la majorité et lui être loyal. C’est lui permettre de se dire : j’ai débattu, j’ai écouté, j’ai voté, tout va bien. Faire exploser ce rituel, faire bouillir l’assemblée, en faire un lieu de tension, les bousculer, c’est rappeler à chaque député de la majorité la violence que représente le fait de voter ces Lois pour celles et ceux qui vont voir les conditions de leur vie et de leur mort s’aggraver. C’est leur retirer la bonne conscience (et c’est déjà quelque chose). Et c’est aussi accroître le rejet à leur encontre qui sera susceptible, dans le futur, d’être la base d’un mouvement de conquête de l’appareil d’Etat.

il suffit de se souvenir de la manière dont le Parti Communiste se comportait à l’Assemblée en 1947, alors qu’ils étaient un parti si important, pour comprendre que c’est dans la conflictualité et non dans la respectabilité que se trouve la clé d’une gauche puissante.

Ces 15 derniers jours furent un moment essentiel de la politique contemporaine et si le 7 mars est une réussite, ce sera en grande partie grâce aux députés insoumis.

Claudia

 

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