5 mars 2024

L’Ombre de ce que nous avons été, Luis Sepulveda

  Santiago du Chili. Il pleut. Dans un appartement, une dispute conjugale éclate. La femme excédée lance le tourne-disque par la fenêtre. Il fracasse le crâne d’un passant. Il s’appelle Pedro Nolasco Gonzalez. Il a 70 ans. Cet anarchiste est une légende vivante, plus connu sous le sobriquet du Spécialiste.
A quelques pâtés de maisons de là, Arancibia, Garmendia et Salinastrois sexagénaires se retrouvent après un exil de 35 ans. Suite au coup d’état de Pinochet. Tout en buvant ils se remémorent leur militantisme. Ces anciens communistes attendent leur chef, « le spécialiste ». Il doit leur proposer de participer à une action révolutionnaire.

Un autre se présente au rendez-vous…

Roman de l’exil et du déracinement. Du temps où l’espoir d’un monde meilleur avait du sens. Qui mieux que Luis Sepulveda peut raconter cette histoire ? Celle-ci résonne à sa mémoire. Lui qui a connu les prisons sous Pinochet, pendant 2 ans. Ce qui entrainera son exile en Allemagne puis en Espagne.

Les personnages secondaires sont construit avec pudeur. Les descriptions de la ville nous amène à comprendre que le monde moderne a détruit sa beauté première. Elle aussi n’est plus que l’ombre d’elle-même.

Magnifique texte de 146 pages.

Claudia

 

2 réflexions sur « L’Ombre de ce que nous avons été, Luis Sepulveda »

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