8 décembre 2022

Pierre, tu aurais pu vivre encore un peu…

Ce soir, 25 Avril 2017, je suis profondément triste, je viens d’apprendre la disparition accidentelle de Pierre Fassbind du blog des marmottes.

Depuis 8 à 10 ans, il faisait parti du groupe des habitués qui venait régulièrement converser sur mes articles et je faisais de même sur ses balades dans sa belle montagne. Nous avons échangé des photos de nos familles. Pierre était une personne très attachante. Toujours un mot gentil. Une idée, une remarque qui me faisait progresser dans ma réflexion, dans mes recherches concernant le fonctionnement de l’humain. Nous échangions sur nos lectures, nos jardins, nos recettes, etc.

Pierre tu vas me manquer,  j’aimais bien nos échanges…

J’ai une grande pensée pour ta famille qui va devoir continuer sans toi…

Pierre, aujourd’hui je suis orpheline.

Je suis orpheline de notre amitié virtuelle. Ceci peut paraître bête et futile pour certains et pourtant aujourd’hui, je suis orpheline. Pendant des années nous avons au grès de nos articles réciproques tissé une belle toile. Il nous arrivait de nous écrire quelques courriers informatiques pour évoquer nos familles, notre état d’âme. La vie quoi ! 
Quand j’écrivais un article sur l’enfance, l’éducation, sur un choix de livre, sur une plante, une fleur, un oiseau, je savais qu’à un moment tu allais intervenir. J’attendais ce moment pour partager nos points de vue. Il m’est arrivé d’ôter un article sur la santé à la suite de ton argumentation.
Je me disais : « Pierre a raison ! » 

C’était en quelque sorte des rendez-vous d’amitié.

Quand j’ai eu des traversées du désert, tu étais là. Tes mots me stimulaient et je continuais à me battre. Bien des partages reviennent à mon esprit sur la politique, mais je les garde au fond de mon cœur meurtri.
Et puis, j’avais aussi compris que malgré ta recherche de racine familiale, tu aimais la discrétion. C’est aussi cela que j’appréciais chez toi. C’est en décrivant ta montagne que tu te dévoilais et ce que tu nous donnais à admirer était beau. Bien des fois j’ai grâce à tes articles voyagé. J’aimais aussi tes histoires, je t’avais suggéré d’en faire un livre. Oh ! Pierre l’aurais-tu écrit ? Que mes mots sont vides face à la douleur.

Pierre, tu aurais pu vivre encore un peu  …

Il y a des jours où j’aimerai pouvoir effacer la tristesse qui roule sur mes joues.
Pour que tous ceux qui manquent, tous ceux trop tôt disparus nous revienne.
La vie en a décidé autrement. Lourde est ma peine

Claudia

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