23 février 2024

Balzac Le roman de sa vie, Stefan Zweig. Traduit de l’allemand par Fernand Delmas

La vie de Balzac est un prodigieux roman. Accablé de dettes, immergé dans un titanesque labeur d’écriture, mort à cinquante et un ans, juste après son mariage avec celle qu’il avait si longtemps attendue, le romancier de La Comédie humaine incarne un mythe, celui du créateur rivalisant avec Dieu, et foudroyé comme Prométhée…
Loin d’être secondaire dans l’œuvre de Stefan Zweig, cette biographie, publiée après sa mort, l’occupa dix années durant. Et c’est toute son expérience d’homme et d’écrivain que résume l’auteur d’Ivresse de la métamorphose dans cette passionnante évocation de Balzac, en qui il voyait l’un des phares de la littérature européenne.

Né à Vienne en 1881, fils d’un industriel, Stefan Zweig a pu étudier en toute liberté l’histoire, les belles-lettres et la philosophie. Grand humaniste, ami de Romain Rolland, d’Émile Verhaeren et de Sigmund Freud, il a exercé son talent dans tous les genres (traductions, poèmes, romans, pièces de théâtre) mais a surtout excellé dans l’art de la nouvelle (La Confusion des sentiments, Vingt-quatre heures de la vie d’une femme), l’essai et la biographie (Marie-Antoinette, Fouché, Magellan…). Désespéré par la montée du nazisme, il fuit l’Autriche en 1934, se réfugie en Angleterre puis aux États-Unis. En 1942, il se suicide avec sa femme à Petrópolis, au Brésil.

J’aime l’écriture de Stefan Zweig. Il sait magnifier avec brio les trais de caractère de ces personnages. Et avec Balzac, il peut pleinement nous régaler. Grande lecture pour grand écrivain. L’œuvre de Balzac est puissante, comme l’était l’Homme. Il vivait goulument chaque acte de sa vie. Argent, femme, travail, etc. Comme ses écrits sa vie est une tragédie humaine.

Claudia

7 réflexions sur « Balzac Le roman de sa vie, Stefan Zweig. Traduit de l’allemand par Fernand Delmas »

  1. Je ne doute pas de la puissance de l’œuvre de Balzac
    Bizarrement j’aime (pratiquement) lire tous les écrivains classiques sauf lui… Je n’accroche pas (et son écriture m’ennuie)
    Avec Rabelais, il n’est vraiment pas ma tasse de thé.
    Ceci étant ce roman de sa vie doit être interessant
    Bisous ma Claudia et bon dimanche

    1. Peut-être n’as-tu pas trouvé le bon livre de Balzac ? Celui qui te convient. Une rencontre littéraire dépend aussi du moment. Certains livres appréciés n’ont pas trouvé d’écho chez moi. Je les laisse de côté et à un moment j’y reviens. Bon dimanche. Bise ma Béa 🙂

  2. Merci pour ta réponse ma Claudia. Eh bien j’ai lu plusieurs livres de Balzac (je le reconnais avec difficulté) par la force des choses ! En classe de seconde, mon jeune prof de français était un fana de Balzac et de Rabelais !!! Pas de chance ! Je n’aime ni l’un ni l’autre…
    La plume de Balzac ne me plaît pas et je ne saurais pas vraiment l’expliquer…
    Bisous et bon début de semaine

    1. Certains profs rebutent de la lecture. Je trouve idiot de forcer les enfants à lire tel ou tel livre. Il vaut mieux qu’ils choisissent. Une fois qu’ils ont découvert le plaisir de la lecture alors il est bien de conseiller tel ou tel auteur pour ouvrir l’éventail de la littérature.

  3. Oui comme tu dis certains profs rebutent de la lecture… et c’est bien dommage…
    Sauf que j’avais fait des tentatives bien avant ma seconde, dans la bibliothèque de mes parents, de lire notamment Le Lys dans la vallée (très joli titre). Je n’ai jamais pu le terminer…
    A 12, 13, 14 ans j’avais déjà lu Les misérables de Victor Hugo… les classiques de Maupassant, Zola, Stendhal, Flaubert… Et ça me plaisait bien…
    Bisous ma Claudia et bon mardi

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