26 octobre 2021

Tempête de J.M.G Le Clézio

Dans Tempête, J.M.G Le Clézio nous invite par le biais de Deux novellas.

Il y la mer et ses profondeurs, les femmes, une enfant solitaire sans père, un homme rongé par son passé. Il y a l’Afrique, Paris et une autre enfant perdue à la recherche de son identité.

La première nouvelle se déroule en mer du Japon, sur une île coréenne.
La deuxième  voyage entre la côte africaine, Paris et sa banlieue.

Première novella : Tempête

Monsieur Kyo a séjourné avec une femme, Mary Song.
Après la guerre… Après ce viol…
Photographe et chroniqueur de guerre il a assisté sans bouger.
Il y a eu la prison…
Mary Song, était chanteuse dans un hôtel pour touristes fortunés.
Il était écrivain, plus jeune qu’elle.
Ils étaient partis sur l’île pour chercher « le silence, la distance ».
Mais un jour …
Mary Song est partie nager …
Monsieur Kyo revient 30 ans après sur l’ île s’Udo de la mer du Japon.

Les femmes de la mer, celles qui plongent pour pêcher les ormeaux, sont toujours là, simplement plus vieilles.
Monsieur Kyo pense rester quelques jours. Mais il rencontre June, une jeune fille sans père.
Sa mère est une femme de la mer.
L’homme et la jeune fille se retrouvent presque tous les jours.
Elle lui apprend à pêcher à la ligne et commence à  prendre une place importante dans sa vie.
De son côté, Monsieur Kyo retrouve l’envie de vivre au contact de la jeune fille.
Très beaux portraits croisés de deux êtres écorchés.

Deuxième novella : Une femme sans identité

Afrique de l’Ouest , Tarkwa situé au bord de mer.
Rachel vit avec son papa, Monsieur Badou, une maman et une petite sœur, Bibi, qu’elle adore. Les parents se disputent.
La jeune fille découvre au détour d’une porte que sa mère n’est pas sa mère.
Le pays entre en guerre.
La famille rejoint Paris.
L’enfant devient femme se cherche. Histoire douloureuse où la mère qui l’a abandonné refait surface en lui dévoilant sa conception commise lors d’un viol …

Le livre n’est ni sombre ni violent. J.M.G Le Clézio a choisit de simplement narrer deux histoires ayant une même résonance: être du mauvais côté du monde.  Sans rébellion, la vie est ainsi et les personnages s’adaptent tant bien que mal à leur vie. L’auteur n’emprunte pas l’analyse des sentiments aux raisons des intentions ou actes, il choisi de décrire les faits afin que nous construisions les images espérant ainsi que la magie des mots opère. Ceci est parfaitement réussi.

Être du mauvais côté du monde:

« Je suis du mauvais côté du monde « ,
« Je ne serai jamais du même côté que vous »dit Philip Kyo à June. « 
Même ressenti par Rachel de sa sœur Bibi, qui sent bon le bébé. « Je ne veux pas voir Bibi, je ne veux pas suivre les mouvements de sa bouche.
Nous vivons chacune d’un côté du mur, nous ne pouvons pas nous comprendre ».
« Elle a les clés de la liberté, et moi je suis en prison. »

Et pourtant, les deux personnages finissent par vivre …

Grâce à la beauté des corps, au vent et à la puissance des océans. Par l’acceptation de l’oubli du passé, vivre le présent, maintenant avant qu’il ne soit trop tard.

Claudia

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