7 mai 2021

Boris Cyrulnik – LA MORT ET RESILIENCE – Christophe Fauré – VIVRE LE DEUIL AU JOUR LE JOUR

On peut percevoir le mort, on ne peut que se représenter la mort. Le mort est visible, la mort est imaginable. Nous, êtres humains, avons cette aptitude à la métaphysique qui est la source de la spiritualité et de l’art. Les animaux sont émus par la perception d’un corps mort et nous, nous faisons des sépultures. Nous ne pouvons pas laisser le corps de quelqu’un qu’on aime encore pourrir par terre : nous serions honteux et coupables. Mais quand la mort survient sans sépulture, la représentation du vide déclenche des angoisses. La représentation de la mort est donc un phénomène cérébral, affectif et culturel qui caractérise la condition humaine.

La perte d’un proche, prévisible ou brutale, est un traumatisme dont les répercussions physiques, psychologiques, relationnelles, sociales et spirituelles se font sentir tout au long de la vie. Le deuil est différent selon la place de la personne que l’on a perdue et la manière dont celle-ci s’inscrit dans notre histoire. Mais dans tous les cas, il est fait d’un amalgame d’émotions et de réactions dont la complexité n’a d’égale que la violence qu’il cause. Répondant à des questions fondamentales – comment vivre sans lui/elle ? La douleur s’arrêtera-t-elle un jour ? Les autres peuvent-ils comprendre ? – cette conférence, indispensable aux personnes endeuillées et à leur entourage dit et analyse la déchirure. Elle apporte un réconfort inestimable à celles et ceux qui, confrontés à une indicible douleur, ne savent plus comment avancer.

Claudia

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.