5 mars 2021

La République n’est pas un régime neutre, JL Mélenchon

Le 21 septembre 2020, pour la date anniversaire de la naissance de la Première République, Jean-Luc Mélenchon prononçait à la maison de la Mutualité un discours sur la République à l’occasion du lancement de l’Institut La Boétie.

Le président du groupe «La France insoumise» à l’Assemblée nationale a retracé l’histoire de la pensée humaniste née avec des auteurs comme Étienne de La Boétie ou Christine de Pisan. Il a montré comment la naissance de la République en France était le débouché politique de cette pensée humaniste qui proclame l’égalité entre les êtres humains.

Il a expliqué, aussi, comment la naissance des Républiques dans notre pays avait toujours résulté d’une conjugaison de crises sociales, écologiques et d’une crise des frontières. Jean-Luc Mélenchon a aussi défendu l’idée que la République n’est pas un régime neutre et qu’elle est plus qu’une simple organisation des institutions. Il a expliqué qu’elle était une organisation de la société visant à atteindre l’intérêt général, c’est à dire à faire non ce qui est bon pour soi mais ce qui est bon pour tous.

Il a montré pourquoi il ne pouvait y avoir de droits de l’Homme sans droits du Citoyen et pourquoi l’indépendance de notre pays, notamment vis-à-vis des institutions européennes, était la condition de la souveraineté du peuple. Alors que certains tentent de diviser notre peuple sur des bases religieuses ou ethniques, le député insoumis a développé le concept de « créolisation » forgé par Édouard Glissant et a rappelé le sens de la laïcité : l’indifférence de l’État vis-à-vis des religions. Il a expliqué pourquoi l’enjeu de notre temps était l’unité du peuple pour faire face aux défis du changement climatique.

Il a dénoncé la volonté de Macron de mettre en place une loi de différenciation qui serait une brèche dans l’unité et l’indivisibilité de la République et de sa loi. Enfin, Jean-Luc Mélenchon a expliqué que l’abstention massive du peuple était un signal de la fin du régime de la monarchie présidentiel et qu’arrivait le temps où la Constituante deviendrait nécessaire pour que le peuple redéfinisse lui-même la règle du jeu politique.

Je ne me lasse pas de l’écouter. Quelle culture ! Il nous apprend tellement !

Ce discours de Jean-Luc Mélenchon a été prononcé le 21 septembre 2012 pour l’anniversaire des 220 ans de la Ière République à l’invitation de la société d’études robespierristes.

Le président du groupe « La France insoumise » à l’Assemblée nationale y raconte la bataille de Valmy, où l’armée du peuple français a vaincu les monarchies coalisées contre la liberté le 20 septembre 1792.

Il raconte la pluie qui tombe, la canonnade, et la charge des Français au cri de « Vive la nation ! » qui marqua toute l’Europe.

Jean-Luc Mélenchon raconte aussi comment la nouvelle de la victoire, connue à Paris, provoqua la chute de la monarchie et l’avènement de la 1ère République. Il explique aussi pourquoi le combat des révolutionnaires pour la République, la liberté, l’égalité et la fraternité est un combat qui est toujours d’actualité aujourd’hui.

Magnifique !

Au mois de septembre, on célèbre deux Républiques françaises. La première, celle du 21 septembre 1792 qui fait suite à la victoire de Valmy et à l’abolition de la monarchie. La troisième, celle du 4 septembre 1870 qui nait sur les cendres du Second Empire pour continuer le combat face à la Prusse alors que Napoléon III est défait à Sedan.

Dans cette vidéo, Jean-Luc Mélenchon revient sur les conditions de la naissance de ces deux Républiques, en montrant quelles sont les similitudes qu’on peut trouver entre les deux cas : une insurrection citoyenne, la résistance à un envahisseur étranger, la volonté de récupérer la souveraineté sur des institutions dans lesquelles les gouvernants ont failli. Il explique pourquoi la République n’est pas un régime neutre, mais au contraire un régime qui doit chercher toujours l’extension de la souveraineté populaire et de l’égalité.

Le président du groupe « La France insoumise » revient sur les grandes avancées de la République, comme la loi de 1905 dite « de séparation des Églises et de l’État » qui, en instaurant la laïcité dans notre pays, a permis de mettre un point d’arrêt aux guerres de religions. Il évoque aussi les limites qu’ont pu avoir ces deux République. Le suffrage universel uniquement masculin, les débats pour l’abolition de l’esclavage qui ont mis du temps à aboutir et ont donné lieu à une indemnisation des esclavagistes ou encore la colonisation dont le racisme était le corolaire. Il appelle à se préparer à en finir avec une 5e République devenue monarchique et à fonder une 6e République par la convocation d’une Assemblée constituante.

Il est excellent ! Quelle belle leçon d’Histoire !

Claudia

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